L’AI augmente notre puissance individuelle. Un collectif de confiance peut rendre cette puissance cumulative.
L’AI nous permet de donner suite à des idées qui restaient hors de notre portée. Une personne peut explorer davantage de pistes, fabriquer, expérimenter et prendre en charge une part croissante de l’exécution.
Cette possibilité change la taille de nos ambitions. Elle nous oblige aussi à mieux choisir nos problèmes, à revoir nos méthodes et à comprendre ce que nos essais produisent réellement.
Nous voulons construire un cercle où les progrès de chacun augmentent la capacité d’action des autres.
Chacun avance sur ses propres projets, rencontre des contraintes différentes, essaie des choses que les autres n’ont pas essayées. Ces différences constituent une matière précieuse, à condition de partager ce qui permet d’en tirer quelque chose : les choix, les résultats, les erreurs, les conditions dans lesquelles une approche fonctionne.
À force d’échanger, nous apprenons aussi à nous connaître. Une remarque devient plus pertinente parce qu’elle tient compte du projet et de la personne. Un désaccord permet de revoir une décision. Une découverte trouve une application que son auteur n’avait pas envisagée. Certaines conversations donnent naissance à des collaborations.
C’est cette accumulation que nous recherchons.
Notre ambition est de changer l’ordre de grandeur de ce que chacun peut entreprendre.
Cela passe par des produits, des activités et des façons de travailler que nous pouvons désormais concevoir autrement, en articulant le métier, les processus et les systèmes agentiques.
Chacun garde sa liberté, ses projets et ses priorités. Le groupe reste à huit pour que cette connaissance mutuelle puisse se construire et que chacun ait une vraie place.
Cette thèse nous engage : montrer ce que nous essayons, expliquer ce que nous croyons avoir compris, accepter la contradiction et donner une suite à nos découvertes.